Catalogue des photos disponibles pour des expositions (tirages 60x40)
Cette cavité se situe dans le Parque Estadual Turístico do Alto Ribeira (PETAR), dans l’état de São Paulo. C’est une zone montagneuse de protection de la Forêt Atlantique qui comprend plus de 300 cavités, un vrai paradis pour les spéléos. Mourro Preto fait partie d’un petit nombre de cavités ouvertes au tourisme. Ici, pas d’aménagement en dur ou de lumières, on découvre la grotte naturelle simplement accompagnés d’un guide du parc.
Les principaux attraits de cette grotte sont ses volumes importants et sa roche calcaire aux strates colorées. Peu de concrétions toutefois, si bien que cette fracture frangée de concrétions blanches a attiré notre regard. Il suffisait d’adopter une perspective particulière et de peaufiner un éclairage adéquat pour la faire apparaitre telle un éclair de foudre.
(SP 25-2164 CHR)
Cette cavité est située dans le parc du même nom, dans l’état de Goias. C’est une des plus connues parmi les 200 cavités que compte cette région karstique. Quoique non aménagée, elle est ouverte au tourisme dans la mesure où on peut la visiter accompagnés d’un guide du parc. Elle est traversée par la rivière Lapa qui a creusé une gigantesque galerie comprenant deux tronçons distincts. Dans sa partie finale, une large ouverture au plafond laisse passer les rayons de soleil et illumine la galerie ainsi que les eaux vertes de la rivière.
Compte tenu des très forts contrastes entre les parties éclairées et- sombres, cette photo a été obtenue par superposition de plusieurs clichés avec la technique de l‘HDR (High Dynamic Range) qui consiste à retenir sur chacun les parties correctement exposées.
(SP 25-2004 CHR)
Le parc de Terra Ronca, situé dans la municipalité de São Domingo (Goias), comporte de nombreux réseaux souterrains parcourus par des rivières. La cavité la plus connue est Lapa Terra Ronca qui est ouverte au tourisme. Il n’y a pas d’aménagement spécifique, mais on peut la visiter facilement accompagnés d’un guide du parc.
La particularité de cette grotte, outre ses imposants volumes et sa rivière, est qu’elle se divise en deux tronçons distincts. Dans sa deuxième partie, une large ouverture dans son plafond laisse entrer un rayon de soleil à un certain moment de la journée. Nous y étions bien sûr au bon moment et avons pu profiter du spectacle unique de ce coup de projecteur naturel qui balaie les parois et illumine par réflexion toute la galerie d’une lumière orange.
(SP 25-1935 CHR)
Wadum cave fait partie du groupe de cavités connues sous le nom générique de Gcwihaba caves, situées dans le nord ouest du Botswana. Nous y avons fait un reportage photographique pouvant illustrer les recherches menées par Laurent Bruxelles (étude de la bio corrosion et recherche sur la présence d’homininés il y a plusieurs millions d’années).
La grotte de Wadum comporte de nombreuses concrétions classiques, mais également des formations géologiques plus originales comme cette fine plaque de silice dentelée qui émerge de la paroi. La silice remplissait une fracture et s’est retrouvée en relief après altération et la karstification du calcaire car elle est moins soluble que celui-ci.
(SP 25-1223 - CHR)
Cette cavité se situe dans région du Kalahari, dans le nord ouest du Botswana, près de la frontière avec la Namibie. Nous y avons effectué une mission photographique à la demande de Laurent Bruxelles, chercheur qui étudie le rôle de la bio corrosion dans la karstification. Ce reportage photographique avait pour but d’illustrer une demande de classement de ces cavités au patrimoine mondial UNESCO et également un livre que le gouvernement botswanais envisage de faire sur ces cavités.
Gcwihaba abrite des milliers de chauves-souris, leur présence a complètement modifié l’apparence de la grotte : les concrétions sont fortement corrodées et le sol est formé d’une épaisse couche de guano, qui par endroits s’accumule en dunes de plusieurs mètres d’épaisseur.
(SP 25-1096 CHR)
La grotte de Hang Va se situe dans le parc National de Phong Nha Ke Bang, (province de Quang Binh) au sein de l’une des plus grandes zones karstiques du monde se prolongeant à l’ouest par la province de Khammouane au Laos. C’est là que se trouve Sơn Đông, la plus grande caverne du monde. Les explorations ont été menées depuis les années 1990 par des spéléologues britanniques et des scientifiques vietnamiens. L’agence Oxalis, fondée précisément par ces premiers explorateurs britanniques, propose aux touristes des trips aventure de plusieurs jours.
Nous avons pu faire un reportage dans certaines de ces grottes, exceptionnelles par leur volume et surtout la présence de grosses rivières souterraines.
(SP 25-0399 CHR)
Une galerie de cette cavité permet de suivre la rivière qui par endroits s’élargit pour former de petits lacs aux eaux vertes. D’imposantes concrétions jalonnent tout le parcours. La température ambiante, de 20°C, rend l’exploration très confortable.
Le canot n’est normalement pas nécessaire pour la progression mais il a été utilisé spécialement pour la photo afin de pouvoir éclairer l’eau à l’aide d’une ampoule magnésique positionnée sous l’embarcation.
(SP 25-0352 CHR)
Le réseau des grottes de Tu Lan se situe dans la province de Quang Binh, dans le centre du pays. La région est une immense zone karstique explorée par les spéléologues britanniques dès les années 1990. Le réseau de Tu lan comprend une vingtaine de cavités, parcourues par la rivière Rao Nan. La rivière aux eaux vertes et les volumes imposants sont le principal attrait de ces grottes.
Les eaux étaient suffisamment calmes ce jour-là pour permettre une réflexion parfaite du plafond. Le lendemain, ce même passage était en crue et parcouru par des eaux marron.
(SP 25-0279 CHR)
La grotte de Saint-Marcel d’Ardèche est caractérisée par ses vastes galeries creusées dans un calcaire clair. C’est un immense réseau dont le développement total dépasse 60 kilomètres, et dont une petite partie est exploitée pour les visites touristiques.
Elle fait partie de nos cavités de prédilection car elle est particulièrement photogénique. La Galerie des maçons est l’illustration parfaite des attraits de cette cavité : des volumes imposants et une roche aux couleurs chaudes et lumineuses, sculptée par l’ondulation douce de coups de gouge de grandes dimensions
(SP 25-0083 - CHR)
Les vers luisants (glowworms) ne se trouvent que dans des grottes de Nouvelle-Zélande et dans quelques cavités d’Australie. Ils sont des milliers sur les parois et les plafonds qu’ils éclairent d’une lueur fantasmagorique. En fait ce sont des larves d’insectes qui émettent une lumière à leur extrémité afin d’attirer des insectes volants dont ils se nourrissent. Ceux-ci se prennent dans les fils collants que les glowworms tissent autour d’eux. Dans l’île du nord de Nouvelle-Zélande, les grottes à glowworms sont une attraction touristique.
La prise de vue nécessite une pose longue avec l’appareil sur pied. Comme les glowworms s’éteignent, il faut donc installer le matériel dans la pénombre.
(SP 24-2625 CHR)
La grotte de Geophysicheskaya est une cavité calcaire complètement envahie par du gypse provenant à la fois de couches supérieures et de sulfures contenus dans les parois calcaires. Grâce à une atmosphère très sèche, le gypse a pu se cristalliser si bien qu’on le trouve à profusion et sous différentes formes : chandeliers géants, stalagmites, filaments, aiguilles, croûtes. Cette fleur de gypse a donné naissance à une fine tige en forme de point d’interrogation inversé d’une trentaine de centimètres de long.
Photo faite dans le cadre de l’expédition Köytendag 2024 au Turkménistan.
(SP 24-1456 CHR)
Photo faite dans le cadre de l’expédition Köytendag 2024 au Turkménistan.
Cette galerie est l’un des nombreux lieux de cette cavité entièrement recouverts de gypse. Il tapisse les plafonds et les parois d’une couche pareille à de la neige. Il cristallise sous forme de stalactites, chandeliers géants, stalagmites, aiguilles, fleurs, filaments. Sur le sol aussi recouvert de gypse, viennent s’accumuler des croûtes tombées des plafonds et des fragments de concrétions naturellement cassés. Comme cette cavité a été relativement peu visitée depuis sa découverte dans les années 1980, elle a été assez bien préservée malgré l’absence de balisage. De plus, compte tenu de son environnement très sec, il n’y a pas de boue, si bien que les chaussures restent propres et ne laissent pas de traces sur le sol.
(SP 24-1290 CHR)
Ceci n’est pas un puits, malgré les apparences, mais l’intérieur d’une gigantesque concrétion de gypse creuse, comme il y en a des dizaines dans la grotte d’Hushm-Oyeek. Ses dimensions sont impressionnantes : 5 mètres de hauteur pour un diamètre de plus de 2 mètres ! Cette cavité du massif du Köytendag comprend une multitude de concrétions de gypse massives, principalement des stalagmites et des colonnes, qui ont la particularité d’être creuses. Malheureusement, elle est connue depuis très longtemps et a fait l’objet d’exploitation intensive de minéraux tels que le gypse et l’onyx si bien qu’elle est très endommagée.
Photo faite dans le cadre de l’expédition Köytendag 2024 au Turkménistan.
(SP 24-1164 CHR)
Une galerie de cette cavité est couverte d’aiguilles de gypse qui se sont développées sur le sol. Un balisage a été mis en place pour les protéger. Ce tapis d’aiguilles recouvre une surface de plusieurs mètres carrés, ce qui est exceptionnel.
Un éclairage en trois quart contre jour a été adopté pour faire ressortir la finesse et la brillance des aiguilles.
Photo faite dans le cadre de l’expédition Köytendag 2024 au Turkménistan.
(SP 24-1076 CHR)
La grotte de Geophysicheskaya se situe dans le massif du Köytendag, à la frontière avec l’Ouzbékistan, qui recèle des cavités d’une grande richesse de concrétions, avec du gypse à profusion. Certaines d’entre elles, connues depuis très longtemps, ont fait l’objet d’exploitation, voire de pillage de minéraux tels que le gypse et l’onyx. Mais Geophysicheskaya, découverte plus tard dans les années 1980 a été mieux préservée. Elle présente une grande variété de formes et un concrétionnement exceptionnel. Cette grande salle au sol tapissé de gypse et au plafond rouge est l’une des premières du parcours de 5km environ.
Photo faite dans le cadre de l’expédition Köytendag 2024 au Turkménistan.
(SP 24-0925 CHR)
Ce petit poisson cavernicole, très rare, est endémique des cavités du nord de la Thaïlande. Il a été découvert en 1983 par des spéléologues australiens lors des premières explorations dans cette région. Il ne fait que 2 à 3 cm de long ; ses petites nageoires déployées comme des ailes lui permettent de remonter les cascades dans des eaux peu profondes. Comme tous les animaux qui vivent exclusivement sous terre, sa peau est dépigmentée et il est dénué d’yeux.
La prise de vue n’a pas été facile car il fuit la lumière. Deux assistants tenaient les flashs latéralement de façon à ne pas avoir de reflets sur l’eau.
(SP 24-0495 CHR)
Cette cavité est parcourue par une belle rivière souterraine que l’on peut remonter à pieds en saison sèche lorsque les eaux sont basses. La température ambiante, autour de 20°C, permet de faire l’exploration dans des conditions confortables.
Les concrétions massives jalonnent l’ensemble du parcours, notamment de nombreuses coulées de calcite orange. Ces draperies géantes qui se reflètent dans les eaux de la rivière constituent l’un des points d’orgue de l’exploration.
(SP 24-0383 CHR)
Cette cavité touristique de la province de Mae Hong Son est l’une des plus spectaculaires de la région. Ses dimensions sont imposantes. La rivière a creusé un immense tunnel qui traverse la montagne sur 400 mètres. Les touristes font le parcours sur des radeaux en bambous mais il est également possible de le faire en kayak.
Le porche de la sortie aval est le théâtre d’un spectacle unique : chaque matin à l’aube, des milliers de martinets quittent la grotte où ils ont passé la nuit, perchés dans les plafonds. Ils s’envolent en spirales serrées dans le vacarme de leurs cris aigus. Le soir, on peut assister au ballet des chauves-souris qui quittent la grotte à leur tour.
(SP 24-0218 CHR)
Les cavités amazoniennes sont riches en gravures et peintures rupestres. Certaines, vieilles de 13 000 ans, figurent parmi les plus anciens vestiges préhistoriques de la région.
Cette gravure de mandala, située dans l’entrée de la grotte est particulièrement impressionnante par ses dimensions.
(SP 23-1260 CHR)
Les chauves-souris vivent en grand nombre dans les grottes de la région amazonienne. Nous progressons souvent au milieu de centaines de chauves-souris volant autour de nous. Dans les passages plus étroits, il leur arrive même de nous percuter.
La présence de guano et la chaleur ambiante (autour de 30°C) rendent nécessaire le port du masque à cause des risques d’histoplasmose (maladie infectieuse des poumons).
(SP 23-1188 CHR)
Cette cavité, comme beaucoup d’autres de cette partie de l’Amazonie, est creusée dans des grès très clairs dont on peut voir les strates horizontales. Les galeries présentent un profil d’équilibre typique en ogive. Si les parois sont exemptes de concrétions, leurs formes d’érosion douces et arrondies en sont le principal attrait. Le sol est souvent horizontal et sableux.
Comme presque toutes les autres cavités de cette région, elle est occupée par une faune importante, dont de nombreuses chauves-souris. Nous avons même eu la surprise d’y voir un caïman caché dans un petit diverticule.
(SP 23-1013 CHR)
Cette photo a été réalisée en juin 2023 à l’occasion de la troisième expédition Luzes na Escuridão dans les états d’Amazonie.
Les cavités de cette région ont la particularité d’être principalement creusées dans le grès. Les entrées des grottes, au milieu de la forêt, sont souvent arrosées par des cascades tombant de falaises. La végétation luxuriante et l’eau omniprésente, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la grotte, confèrent une belle ambiance tropicale aux explorations.
(SP 23-1005 CHR)
Ce puits de 75 m s'ouvre dans le diapir de sel du Mont Sodome dans le sud d'Israël.Il recoupe des strates de sel qui se sont déposées lors du Pliocène au fond de la mer Morte. Elles sont remontées à la surface à la faveur d'une faille sous le poids des sédiments. C'est dans le même massif que ce trouve la plus longue cavité dans le sel au monde, Malham Cave, qui présente un développement de plus de 10 km.
Cette photo a été réalisée avec plusieurs flashs réglés avec des puissances et des angles d’éclairage différents pour avoir un éclairage homogène. La séance photo a duré 45 mn durant lesquelles le modèle est resté sur la corde tout en déclenchant son flash.
(SP 23-0804 CHR)
L’aven d’Orgnac - Issirac comprend un réseau important au delà de la partie touristique. Dans ces parties réservées aux spéléologues, on trouve d’immenses salles comme celle-ci décorées de piliers et colonnes massives aux couleurs éclatantes avec toutes les variations de rouge et d’orange. Mais on y trouve également toutes sortes de cristallisations, à l’origine du nom « d’orfèvrerie » donné à ce secteur de la grotte.
(SP 23-0407 CHR)
Cette cavité naturelle a été recoupée par une mine de plomb argentifère aujourd’hui abandonnée. Elle comporte un grand lac souterrain, mais ce qui en fait l’originalité, ce sont ces coulures colorées sur des parois et des sols de calcite blanche. Ces trainées multicolores déposées par les eaux de ruissellement sont probablement dues aux minéraux contenus dans la roche. Nous avons pu constater au cours de nos explorations que les couleurs évoluent dans le temps.
(SP 22-2542 CHR)
La grotte de Roquebleue située dans la Montagne noire est creusée dans des calcaires rubannés bleus. La roche en elle-même est un véritable décor, mais la cavité comprend également des passages concrétionnés. Cette stalactite de calcite jaune au milieu d’excentriques d’aragonite blanche est tout à fait originale.
(SP 22-2445 CHR)
Pollnagollum cave est située dans la région du Burren dans l’ouest de l’Irlande, l’une des principales zones karstiques du pays. Les cavités de cette région sont très arrosées car les conditions météorologiques se répercutent naturellement sous terre. La progression se fait au fond de méandres parfois étroits au fond desquels coule l’eau sous forme de simple petit ruisseau ou bien de véritables torrents, selon l’importance des précipitations à l’extérieur. L’eau de pluie qui s’infiltre forme souvent des cascades qui viennent grossir l’eau de la rivière souterraine. L’atmosphère est donc très humide, ce qui rend les séances photo délicates
(SP 22-1877 CHR)
La grotte de Saint Marcel totalise 60 kilomètres de développement dont seulement une petite partie est aménagée. Cette magnifique cavité est caractérisée par de vastes galeries creusées dans un calcaire clair et coloré.
C’est souvent au plafond que se trouvent les plus beaux sujets photographiques. Ici, la conjonction d’une colonne avec une coupole frangée de stalactites jaunes forme un tournesol que Vincent Van Gogh n’aurait pas renié.
(SP 22-1588 CHR)
Les éruptions régulières du piton de la Fournaise à la Réunion couvrent de lave ses flancs, si bien qu’au cours des âges des tubes de lave se sont formés. Certains d’entre eux sont exploités pour le tourisme : des guides y amènent des groupes car l’accès est facile et le cheminement ne requiert pas de technique particulière. La coulée 2004 offre une belle variété de paysages, en particulier cette ouverture dans le plafond frangée de végétation tropicale. Nous y sommes revenus plusieurs fois jusqu’à obtenir les conditions optimales pour cette image : une forte pluie qui transformait l’orifice en véritable douche et une humidité ambiante que les flashs en contre-jour faisaient ressortir sous forme de brume.
(SP 22-0834 DIB)
Des cavités peuvent se développer dans les terrains volcaniques lors des éruptions : lorsque les coulées refroidissent, il se forme en surface une croûte qui, en se durcissant, isole la lave s'écoulant en profondeur et maintient celle-ci chaude et liquide. Quand l'éruption s'arrête, la lave quitte le conduit, laissant ainsi une galerie pénétrable. On peut observer au sol de ces tubes les traces de l’écoulement de la lave. Le spéléologue peut ainsi reconstituer les différentes phases du flot encore en fusion lorsqu’il s’écoulait.
La Réunion avec le piton de la Fournaise et ses nombreuses éruptions, comprend un grand nombre de tubes de lave très esthétiques.
(SP 22-0786 DIB)
Le Tunnel des Gendarmes est un tube de lave qui s’ouvre au milieu de la forêt. Son développement n’est que de 300 mètres environ, mais sa galerie principale présente des dimensions assez vastes. Il est surtout caractérisé par ses coulées colorées et plissées au sol.
Les différentes couleurs sont dues à la composition de la lave et au degré d’oxydation lorsqu’elle est en contact avec l’airavant de refroidir. Une lave avec un fort taux de fer va devenir rouge, une autre contenant de l’olivine sera verte. Les différentes coulées peuvent se superposer.
(SP 22-0691 DIB)
Le gouffre de Cabrespine et sa magnifique rivière souterraine fait partie de nos cavités de prédilection. Nous avons eu la chance d’y être lors d’un épisode pluvieux important. Nous avons trouvé les paysages souterrains familiers complètement transformés par la présence de l’eau : gours débordants, cascatelles, douches, cataractes, tout était bruyant et vivant. Les lieux plusieurs fois photographiés auparavant étaient complètement transformés. Il ne fallait pas passer à côté de cette circonstance exceptionnelle. L’eau est l’architecte du milieu souterrain car elle creuse la roche calcaire et y ouvre des vides. Elle est aussi l’élément vivant par excellence des cavités. C’est elle que les spéléologues recherchent et suivent à l’intérieur des massifs en espérant pouvoir suivre son parcours de part en part jusqu’à la résurgence.
(SP 22-0470 DIB)
L’aven de Suèges est une petite cavité du Causse rouge, à proximité de Millau. Elle est très connue des spéléos qui l’utilisent pour des sorties d’initiation.
Pour les photographes, elle présente un intérêt tout particulier : une galerie couverte de cristaux de calcite. Ceux -ci, dont les couleurs varient du rose orangé au rouge lie de vin en passant par le gris et le blanc, tapissent les parois de leurs grosses pointes triangulaires. Malheureusement, la cavité, très fréquentée depuis longtemps, a subi des dommages et par endroits, des pans entiers de cristaux ont été enlevés.
(SP 22-0395 DIB)
Cette discrète concrétion de cristaux de calcite ne dépasse pas 2 cm de diamètre. Elle se situe dans la partie spéléologique du réseau de Trabuc, mais elle se cache un peu à l’écart du parcours classique.
Pour l’atteindre, il faut descendre un puits d’une douzaine de mètres, au fond duquel s’entassent quelques blocs effondrés. De là, au ras du sol, part un passage bas dans lequel on s’engage en rampant et au bout de deux mètres, bien abritée sous une avancée rocheuse, se tapit ce petit bijou minéral. Inutile de dire que la prise de vue est peu confortable et compliquée, mais le jeu en vaut la chandelle….
(SP 22-0201 DIB)
Ces œufs d'Ischyropsalis (opilion dyspnois) sont déposés dans une sorte de mucus transparent qui les protège de la dessiccation et d’attaques diverses. La goutte ne faisait que deux centimètres de long et se trouvait suspendue à l’entrée de la cavité. Il faut la chercher pour la trouver. La macrophotographie permet de voir clairement ce qu’on peut à peine discerner à l’œil nu : à l’intérieur de chaque œuf, l’exosquelette de l’animal, avec les pattes. Le photographe spéléo doit saisir les occasions de prendre des clichés des curiosités d’intérêt scientifique rencontrées dans le monde souterrain, sachant que ces témoignages peuvent être utiles à d’éventuels spécialistes. Dans le cas présent, nous avons été surpris du nombre d’échanges sur les réseaux sociaux après la publication de la photo.
(SP 22-0151 DIB)
Les états de Virginie et Virginie Occidentale se situent dans une région karstique comprenant des milliers de cavités. Ils sont de ce fait un haut lieu de la spéléo américaine. Nous avons pu en visiter quelques-unes grâce à des amis spéléologues locaux qui nous en ont facilité les accès.
Cette galerie de Rapps cave, creusée dans un calcaire clair, présente des formes d’érosion particulièrement esthétiques. Les reliefs du plafond, pareils à colonne vertébrale d’un mammifère marin, est mise en valeur par un éclairage en contre-jour.
(SP 21-2135 DIB)
La grotte du Banquier est une cavité du Lodévois découverte dans les années 30 et qui a fait l’objet de nombreuses explorations, notamment par les groupes Larzac Explo et Céladon depuis 2017. La cavité compte sept siphons et plus de 10 km de galeries. Des séances de pompage des siphons ont été organisées récemment, ce qui a permis d’accéder momentanément à de vastes espaces normalement inaccessibles, comme cette galerie du Métro.
Nous avons eu la chance d’être prévenus par les organisateurs de ce pompage, ce qui leur a permis de bénéficier des photos pour la communication de l’opération au grand public et aux élus.
(SP 21-1581 - DIB)
Le Grand Aven du Mont Marcou est connu pour ses concrétions d’aragonite et de calcite de couleur verte uniques au monde. Les concrétions se situent dans une alcôve de petites dimensions. Leur coloration est due au nickel qui provient d’un filon identifié sur la montagne où s’ouvre la cavité. Il a été observé que la coloration ne concernerait que la surface des concrétions. La partie de la cavité où se situent les concrétions vertes fait l’objet d’une protection très stricte qui est assurée par une association. Le nombre des visites est limité et l’accès à l’alcôve est soumis à un protocole destiné à éviter toute dégradation. De telles mesures permettent aux spéléologues de continuer à profiter de ce site exceptionnel tout en préservant son intégrité.
(SP 21-1428 DIB)
Cette libellule a eu un destin peu ordinaire : des œufs ou des larves ont été emportés par la perte de la rivière jusque dans une salle de la grotte. C’est là qu’elle est née, et c’est sur une stalagmite que nous l’avons trouvée, bien loin de son environnement naturel.
C’était l’occasion d’un cliché original. Nous avons éclairé la concrétion et la libellule à l’aide d’un flash situé en hauteur, et la goutte d’eau rejaillissant sur le sommet de la stalagmite est révélée grâce à un éclair de flash en contre-jour. La libellule, visiblement affaiblie, n’était pas en mesure de s’envoler, ce qui a facilité la tâche du photographe.
(SP 21-1248 DIB)
La « Grande stalagmite » est une concrétion massive emblématique de la grotte de Trabuc. Elle se situe dans la partie non aménagée de la cavité. Sa hauteur imposante et sa position stratégique au milieu d’une salle en font un sujet photographique à la fois incontournable et peu aisé. Nous avions choisi ce sujet pour la photo de couverture d’un numéro de la revue Spelunca comportant un article sur la grotte. Nous avons mis à contribution tous les membres de notre équipe qui nous accompagnaient ce jour-là. Les dix personnes présentes ont été réquisitionnées soit comme modèles, soit pour tenir les éclairages. La séance a duré près d’une heure. Un vrai travail d’équipe sans qui ce cliché aurait été impossible.
(SP 21-0902 DIB)
Les « 100 000 soldats », situés dans la partie aménagée de la grotte de Trabuc, constituent un concrétionnement unique. Ces milliers de petites formations, ne dépassant pas 10 cm de hauteur, dressent leurs silhouettes à la fois pointues et boudinées sur le fond plat argileux de grands gours peu profonds, secs la plupart du temps. On peut y voir une armée au garde-à-vous derrière des remparts, ou bien une forêt de sapins miniatures. L'une des hypothèses retenues pour expliquer leur formation est la suivante : dans un premier temps, érosion d'un remplissage argileux par des arrivées d'eau de la voûte qui ont fait apparaître des petits cônes, puis dépôt de calcite par capillarité à partir du sol. De telles photos dans les grottes aménagées sont réalisées avec le plein accord des gestionnaires qui bénéficient ainsi de nos images.
(SP 21-0485 DIB)
L’aven d’Orgnac-Issirac est une cavité dont une partie est aménagée et qui possède également un vaste réseau réservé aux spéléologues. L’exploration des parties les plus profondes est compliquée par des taux en gaz carbonique de plus en plus élevés.
Les stalactites ont le plus souvent des formes de carottes à la fois régulières et bien droites car leur formation est régie par la gravité. Mais d’autres forces peuvent intervenir, notamment celles de cristallisation liées à l’agencement des cristaux. Les stalactites peuvent alors dévier de la verticale.Par ailleurs ces sabres présentent des arêtes tranchantes dues à leur structure monocristalline. Leurs bords sont alors constitués par les faces des cristaux aux mêmes.
(SP21-0258 DIB)
La grotte de Bournillon est une source temporaire qui constitue un trop plein de débordement d’une partie des eaux souterraines du massif du Vercors. Lors des pluies importantes, lorsque les sources situées plus bas ne peuvent plus évacuer le débit qui arrive des conduits, l’eau monte, envahit la grotte et sort par ce porche majestueux. Cette photo a été prise alors qu’il ne restait qu’un lac témoignant de l’eau qui s’était écoulée récemment. C’était l’occasion idéale pour avoir le reflet des falaises des Rochers de Presle dans le lac. Compte tenu des très fortes différences entre les parties claires et les plus sombres de l’image, la photo finale a été recomposée en post-traitement à partir de plusieurs clichés.
(SP 20-1267 DIB)
Le gouffre de Cabrespine comprend un réseau d’une vingtaine de kilomètres creusé par une rivière souterraine toujours active. Une galerie supérieure sèche, bien différente de la partie où circule la rivière, recèle une multitude de concrétions exceptionnelles d’aragonite. Vu la richesse et la fragilité de ces formations, ce secteur est protégé et seulement un nombre restreint de spéléologues peut y accéder. Cette photo montre l’extrémité d’une petite stalactite recouverte de cristaux d’aragonite. Celle-ci est une autre forme cristalline du carbonate de calcium, beaucoup plus rare que la calcite. On la trouve dans peu de cavités en raison de conditions de développement bien spécifiques (milieu confiné et roches riches en magnésium).
(SP 20-1220 DIB)
La grotte de l’Orquette, bien que de dimensions modestes, présente des galeries très richement décorées de concrétions diverses. Elle est parcourue par un ruisseau souterrain qui siphonne en deux endroits, ce qui en limite l’exploration. Mais le club spéléo local (les Passepartrou), qui en assure la gestion et la valorisation, a organisé en 2020 le pompage des siphons. Cela a permis pendant un temps limité à un petit nombre de spéléologues de visiter les parties amont. Sur l’invitation du club, nous avons pu profiter de cette opportunité pour découvrir des passages préservés et y faire des photos. Ici le plafond de la galerie présente des coupoles couvertes de concrétionnement blanc. Le photographe s’est perché en hauteur afin de pouvoir cadrer au grand angle à la fois la rivière et les coupoles
(SP 20-1126 DIB°
Cette cavité du causse du Larzac est une ancienne grotte fromagère, ou « cave bâtarde ».De nombreuses cavités naturelles ont en effet été utilisées dans la région du Larzac pour faire office de caves d’affinage de fromages. Leur exploitation ayant cessé, elles sont aujourd’hui abandonnées.Cette jolie grotte s’étend bien au-delà de la partie autrefois construite et aménagée. Bien connue des spéléologues, elle est très fréquentée notamment pour des sorties d’initiation. Le réseau principal est constitué de vastes galeries, mais la rivière emprunte dans son cheminement final un petit méandre qu’elle a approfondi. Cette photo met en valeur la géométrie du passage grâce à un éclairage tenu en hauteur qui fait apparaître les strates de calcaire des parois.
(SP 20-0932 DIB)
Le gouffre de Cabrespine comprend une partie aménagée pour le tourisme, mais le réseau, qui se développe sur 22 km, comprend de nombreux intérêts, en particulier la rivière souterraine, de toute beauté. Un tronçon de celle-ci, en aval du gouffre géant, est utilisé pour les sorties « aventure souterraine » organisées pour le public, et se parcourt en bateau. Cela permet de naviguer au milieu des concrétions, comme cette grosse « méduse ».
Beaucoup de rivières souterraines se font en néoprène à la nage mais les images d’un petit canot de couleur vive sur une rivière ou un lac souterrain ont un cachet indéniable. C’est pour cela que nous l’utilisons chaque fois que c’est possible.
(SP 20-0891 DIB)
La grotte de la Vieille Folle est une perte qui absorbe une rivière. Nous avons voulu mettre en valeur son magnifique porche d’entrée en ogive.
Ici le but est de donner à travers la photographie une interprétation subjective de la cavité, plutôt qu’une description objective. L’utilisation d’un seul flash placé en contre-jour derrière le personnage favorise les contrastes et exacerbe les reflets. L’image, pleine de mystère, est celle d’une porte vers un autre monde. La pose du modèle renforce cette ambiance et invite le spectateur à franchir la porte.
(SP 20-0394 DIB)
Ces champignons minéraux se sont formés sous l’eau par le dépôt de calcite sur les bords du gour. Ce dépôt s’es fait principalement à la surface de l’eau, d’où le forme de girolle. Les accès aux cavités sont très restrictifs aux Etats Unis en général et l’Arizona n’échappe pas à cette règle. Nous avons eu le privilège de visiter quelques cavités protégées dans le sud de cet état, accompagnés par les spéléos du club de Tucson. Dans ce contexte, la photo revêt à la fois un caractère de documentation mais sert aussi à révéler au public ce que peu de personnes ont la chance de voir.
(SP 20-0200 DIB)
Cet ancien aqueduc souterrain était destiné à apporter de l’eau à la ville de Nancy au 19ème siècle. Depuis l’arrêt de l’exploitation, en 1932, la nature a repris ses droits : des coulées de calcites ont recouvert les parois et tapissé les anciens escaliers d’une épaisse couche blanche.Des stalactites se sont formées aux plafonds, en particulier à l’endroit des anciens forages verticaux qui drainaient l’eau de la nappe contenue dans une couche aquifère située au-dessus du tunnel. Mais le plus extraordinairece sont les millions de perles des cavernes qui se sont formées sur le sol en l’espace de moins d’un siècle. Ce réseau est actuellement géré par la Ligue Spéléologique de Lorraine qui l’utilise comme espace pédagogique de découverte du monde souterrain.
(SP 19-1915 DIB)
La grotte de Saint-Marcel d’Ardèche est caractérisée par ses vastes galeries creusées dans un calcaire clair. Leurs parois sont sculptées de coup de gouge de grandes dimensions. C’est un immense réseau dont le développement total dépasse 60 kilomètres, et dont une petite partie est exploitée pour les visites touristiques.
La grotte de Saint Marcel fait partie de nos cavités de prédilection. Nous y avons fait de nombreuses sorties dans le cadre d’un projet d’exposition de photos à partir de cartes postales anciennes, pour illustrer un article dans la revue « Spelunca », mais aussi pour le plaisir car les sujets photographiques sont infinis : grands volumes, couleurs de la roche, formes de galeries, concrétions
(SP 19-1752 DIB)
Le Lago Azul de Bonito, situé dans le Mato Grosso do Sul, est une attraction touristique locale. Véritable cénote à l'intérieur des terres, il s'ouvre au fond d'une doline profonde d'une centaine de mètres. Le lac se poursuit par des conduits souterrains ennoyés qu'il est possible d'explorer uniquement en plongée. Les eaux bleues du lac sont d'une transparence exceptionnelle.
Alors qu'il est strictement interdit de pénétrer dans l'eau, nous avons eu le privilège de pouvoir utiliser un bateau pour les photos. Les conditions de prise de vue sont idylliques, avec une température ambiante de 25°C.
(SP 19-1124 DIB)
La grotte de Han sur Lesse est une cavité touristique située en Belgique. La visite consiste à suivre des galeries qui ont été creusées par la rivière Lesse à travers la montagne de Boine. Cette rivière, après avoir coulé sur des schistes, a buté sur ce massif calcaire qu'elle a peu à peu creusé et finalement traversé, recoupant ainsi le méandre initial qu'elle avait formé. Elle se perd au gouffre de Belvaux et réapparaît pour reprendre son cours en surface au Trou de Han. Le Berceau de Proserpine est l'une des concrétions emblématiques de la grotte : c'est un dôme d'une blancheur immaculée situé dans une vaste salle de la partie touristique. L'eau tombe d'une fissure dans le plafond situé une cinquantaine de mètres plus haut et les gouttes éclatent sur le dôme. L'eau libère alors le carbonate de calcium qu'elle a dissous auparavant, donnant cette accumulation de calcite. Ce cliché a été réalisé dans le cadre d'un livre de photo que nous avons réalisé sur les grottes de Han (paru en 2020).
(SP 19-0603 DIB)
Les tubes de lave sont des cavités particulières, très différentes de celles creusées dans les calcaires. Lorsqu'il y a éruption volcanique, des rivières de lave s'écoulent sur les pentes du volcan. La lave refroidit et durcit d'abord sur les bords et la surface de la coulée, formant ainsi un tube dans lequel la lave chaude continue à circuler jusqu'à la fin de l'éruption. Lorsque la lave quitte le conduit, il reste des tubes vides, dont les plafonds s'effondrent par endroits, ce qui permet d'y pénétrer. De nombreux tubes de lave s'ouvrent sur les pentes du mont Fuji. Celui-ci présente des galeries de grandes dimensions aux contours très arrondis, formant un tube parfait. Il ne reste qu'à imaginer la lave qui s'écoulait sous pression à l'intérieur de celui-ci.
(SP 19-0424 DIB)
Ces stalagmites de lave dans l’une des grottes du Mont Fuji cave ont une hauteur de plus d'un mètre. Contrairement aux concrétions qui se créent dans les roches calcaires par le dépôt de carbonates préalablement dissous, celles-ci se sont formées par un empilement de lambeaux de lave encore liquide tombant du plafond. Plus que leur taille, c'est leur aspect anthropomorphique qui les rend exceptionnelles. Elles ne sont pas sans rappeler les sculptures d'un Giacometti, et nous montrent une fois de plus que la Nature est une artiste inégalée.
(SP 19-0381 DIB)
Kagekiyo-ana est une cavité située au Japon, au sud d'Hiroshima. Elle est constituée d'une longue galerie traversée par une rivière. La première partie est aménagée pour le tourisme. Cette photo a été réalisée dans un petit affluent qui coule au milieu d'une galerie sculptéede coups de gouge géants.Ceux-ci sont dus à l'action de l'eau sur la roche lorsque la galerie est complètement envahie par l'eau et que l'écoulement s'effectue sous pression, comme dans une conduite forcée. La forme et la taille des cupules permettent d'en déduire le sens du courant et le débit.
(SP 19-0324 DIB)
Cette grotte est située dans le massif de la Montagne Noire. Elle a la particularité d'être creusée dans des calcaires rubanés bleus de l’aire primaire dont on peut voir les strates sur les parois. Si les concrétions sont le plus souvent considérées comme l’attrait principal des cavités, les formes des galeries et la roche elle-même sont des aspects auxquels les spéléologues sont également très sensibles, et qui s’avèrent souvent beaucoup plus difficiles à restituer en photo. Cette perspective a été possible en utilisant un objectif grand angle qui a permis d’intégrer dans le cliché le plafond de la galerie et le modèle dont le rôle est de donner l’échelle. L’éclairage complet de la scène a nécessité l’utilisation de six flashs de différentes puissances.
(SP 19- 0039 DIB)
La grotte du Hölloch, située dans la région de Muotatal, a un développement d'environ 200 kilomètres et une profondeur de 939 mètres, ce qui en fait la deuxième plus longue cavité d'Europe. Son exploration peut s'effectuer à partir de puits sur le plateau ou par son entrée inférieure. Cette galerie a un profil caractéristique de conduite forcée.Sa forme elliptique est due à un développement principalement sur un joint de stratification (séparation entre des couches calcaires). Lors des crues, elle est entièrement remplie d’eau et l’écoulement s’effectue sous pression. Les parois et le sol sont façonnés par des formes en creux qui évoquent les coups de gouge de la sculpture sur bois. De tels réseaux ne peuvent être explorés que lorsque les conditions météorologiques sont favorables, les crues pouvant être subites et violentes.
(SP 18-1615 DIB)
Ce magnifique bouquet d’aragonite échevelé est appelé « Tesla Coil » en référence à la bobine Tesla, une machine électrique qui permet de générer des arcs électriques spectaculaires, mise au point par l’inventeur Nikola Tesla.
L’accès à cette cavité est très restrictif, comme c’est souvent le cas aux Etats Unis : seulement deux sorties de huit participants sont autorisées chaque année et seuls des leaders dûment accrédités peuvent accompagner les groupes. Cela a donc été un réel privilège de pouvoir y faire des photos grâce à l’autorisation obtenue par nos amis américains.
(SP 18-1237 DIB)
Les puits représentent un des obstacles (ou attraits, c’est selon), de la progression spéléologique. Si certains redoutent les grandes verticales, d’autres les recherchent pour l’émotion qu’elles procurent. La montée d’adrénaline ressentie au moment de se laisser happer par le vide, suspendu à la corde comme une araignée à son fil, est une expérience délicieusement inquiétante.
Des ancrages sont fixés dans la roche pour y attacher les cordes, en veillant à ce que celles ne frottent pas contre les parois pour éviter leur usure, voire leur rupture.
(SP 18-0061 DIB)
La grotte de Puketiti en Nouvelle Zélande comprend une galerie entièrement couverte de gypse sous différentes formes, notamment des crosses et des fleurs d'une grande fragilité. Il est hors de question de toucher à ces concrétions qui se déliteraient aussitôt. Cette grotte est fermée et son accès est limité à six visites par an. De telles mesures de protection sont fréquentes pour des cavités présentant un concrétionnement exceptionnel afin de limiter les dégradations. Les spéléos pouvant y accéder sont généralement sélectionnés et toujours encadrés par des « leaders ». De plus, des balisages sont mis en place pour minimiser les traces de passage. Cette politique de préservation est adoptée pour de nombreuses cavités de différents pays, y compris la France.
(SP 17- 1019 DIB)
La région de Waitomo, au nord de la Nouvelle-Zélande, est réputée pour ses grottes à vers luisants (glowworms). Ce qu’on appelle à tort « vers luisants », ne sont en fait nullement des vers, mais des larves d'insectes. Accrochées au plafond et aux parois des cavités, elles fabriquent un rideau de petits fils verticaux pour attraper leurs proies, et chaque fil porte un chapelet de fines gouttelettes collantes. L'animal lui-même, fin et translucide, est somme toute très laid et peu engageant. En revanche tout change dans l'obscurité lorsqu'il montre sa lumière verte fluorescente dont le rôle est d'attirer les petits insectes volants vers ses fils. La présence de millions de glowworms illumine les cavités d'une lumière fantasmagorique, transformant la voute en une constellation d'étoiles, si puissante qu'on peut se déplacer sans éclairage! C’est une expérience rare, car ce phénomène peut s’observer uniquement en Nouvelle Zélande, et dans quelques grottes d'Australie.
(SP 17-0980 DIB)
Cette cavité est une perte qui ne peut être explorée que quand les conditions météorologiques sont favorables, c'est-à-dire en l’absence de pluie. La combinaison néoprène est nécessaire pour progresser dans la rivière.
Les gours sont des petits barrages de calcite qui se développent sur des pentes où l’eau coule, donnant naissance à des bassins superposés dont les dimensions peuvent varier de quelques centimètres à plusieurs mètres. L’originalité de celui-ci est sa belle forme ronde et sa situation, au milieu d’un puits où coule un petit cours d’eau.
(SP 17-0391 DIB)
La grotte de Clamouse se développe sur trois kilomètres, dont un est aménagé pour le tourisme. Cette photo a été prise au delà de la partie touristique. Le « Niagara rouge » est la concrétion emblématique de la partie spéléologique de cette cavité. Sa couleur rouge, due aux oxydes, est exceptionnelle et magnifiée dans le cas présent par l'humidité qui recouvre la roche.
Cette concrétion constitue un enjeu photographique de taille. En effet le photographe est attendu sur la façon dont il va traiter de tels sujets incontournables. Face à un tel spectacle, une seule règle : faire preuve d’humilité et surtout ne point prétendre l’embellir artificiellement pour ne pas dénaturer sa beauté. La présence du modèle permet de révéler les dimensions de ce monument naturel.
(SP17-0084 DIB)
Le gypse peut être présent dans certaines cavités. Il provient de couches géologiques contenant des sulfates. Bien que ce soit un minéral relativement courant, les concrétions qu'il forme sont plutôt rares car elles se développent par évaporation de l'eau. Ces aiguilles photographiées dans la grotte de Torihna sont l’une des formes des concrétions de gypse. Elles peuvent atteindre une longueur exceptionnelle de 60 cm. La difficulté photographique est de faire ressortir leur finesse et leur transparence. Nous avons choisi pour cela un éclairage avec un flash en contre-jour tenu par le modèle, dont le visage reste dans l'ombre. De telles photos, sortant de dispositions classiques des éclairages, se font par des essais successifs et prennent en conséquence beaucoup de temps.
(SP 16-0916 DIB)
Lapa Sao Matheus est une cavité aux paysages très variés, avec une rivière, de grands volumes et toutes sortes de concrétions, depuis les colonnes massives jusqu'à ces excentriques très fines recouvrant un rideau de stalactites. Les cristallisations excentriques constituent l'une des parures les plus originales des cavités. Elles doivent leur nom à leur forme fantaisiste ne présentant aucune symétrie. Elles sont dues à la combinaison de trois forces : la pesanteur (composante vers le bas), la tension superficielle (composante vers le haut) et les forces de cristallisation. La croissance peut ainsi se faire de manière aléatoire lorsque ces trois forces sont en compétition. Plusieurs flashs ont été placés en contre-jour pour faire ressortir la dentelle blanche des excentriques sur un fond noir. Comme d’habitude, le modèle est là pour donner l’échelle et accessoirement cacher le flash en contre-jour.
(SP 16-0706 DIB)
Cette photo a été réalisée dans le cadre de l'expédition "Luzes na Escuridao" qui a regroupé huit photographes de différentes nationalités pendant un mois en 2016 en vue de la parution d’un livre sur les cavités du sud du Brésil.
Le plafond concrétionné surmontant la rivière illustre les deux aspects du phénomène de karstification. Dans un premier temps, l'eau chargée en gaz carbonique dissout le carbonate de calcium contenu dans les roches calcaires Elle élargit ainsi progressivement les vides initiaux dans lesquels elle circulejusqu'à créer de véritables chenaux. Dans un second temps, le carbonate de calcium, arrivant des fractures du plafond, précipite pour former des concrétions.
(SP 16- 0642 DIB)
Dans la partie amont de la grotte (Big ponor entrance), les plafonds et les parois révèlent des stratifications de sel dans une gamme de couleurs allant du rose orangé au rouge en raison de la présence de potassium en plus du sodium.
L’exploration de cette cavité est réservée aux spéléologues, car les conditions sont difficiles en raison, d’une part, de l’air saturé de sel associé à une température d’environ 28°C , et, d’autres part, de nombreux passages bas où on doit ramper sur un matériau abrasif qui attaque vivement la peau, même sous les combinaisons. Par ailleurs, dans une telle atmosphère, l’électronique souffre beaucoup et la durée de fonctionnement des appareils photo et des flashs est limitée.
(SP 16-0039 DIB)
Cette cavité est située au nord de l'île de Majorque appartenant aux Baléares. Ce petit lacaux eaux turquoiseoccupe la partie inférieure de cette grande salle concrétionnée. Ilest en relation avec la mer toute proche. Pour cette photo, deux flashs ont été placés latéralement dans l'eau afin d'en révéler la couleur et la transparence exceptionnelle. Malheureusement, les sacs supposés étanches dans lesquels ils se trouvaient ont pris l’eau, ce qui leur a été fatal! Fort heureusement, le premier cliché était le bon. De tels incidents sont fréquents en photographie souterraine. Le matériel est en effet exposé aux chocs, à l’eau et à la boue, si bien qu’il souffre énormément, d’autant plus que la prédominance grandissante de l’électronique augmente sa fragilité.
(SP 15-1219 DIB)
Jouer avec les ombres est une option amusante quand les sujets « sérieux » manquent. L’occasion s’est présentée alors que nous attendions qu’une équipe partie plus loin dans la cavité ne remonte. Un flash posé sur le sol derrière le « monstre » projette son ombre démesurée sur la paroi. Il ne reste plus qu’à trouver une victime apeurée pour compléter la scène.
(SP 15-0866 DIB)
Cette grotte, située en Autriche dans le massif du Totes Gebirge, fait partie d'un réseau de 17 grottes totalisant une longueur de plus de 140 km Elle comprend de nombreuses concrétions de glace.L'usage des crampons est bien entendu obligatoire pour se déplacer.Ces dernières années, la température de la cavité a tendance à augmenter, ce qui fait fondre la glace. Cette stalagmite de glace d’une douzaine de mètres de haut fondait plus vite d’un côté que de l’autre ce qui la faisait pencher dangereusement. Nous avons tout de même pris le temps de faire une séance photo, avec un modèle dont l’attitude semble dire : « même pas peur ! ». Une semaine seulement après notre passage, le « monstre » s’est effondré. Heureusement qu’il n’y avait personne à ses pieds ce jour là !
(SP 15-0736 DIB)
La grotte 3N se situe au sud de l’Iran, sur l’île de Qeshm dans le détroit d’Hormouz. Sa longueur de 6 km en fait l’une des plus longues grottes de sel du monde. Nous avons eu la chance de pouvoir la parcourir suite à une invitation des spéléologues iraniens qui souhaitaient avoir des photos. La macrophotographie de cette goutte d'eau à l'extrémité d'une concrétion, révèle la structure de la cristallisation avec un "squelette" central sur lequel s'articulent les cristaux de sel. Contrairement aux grottes calcaires dans lesquelles les concrétions se développent très lentement au cours de millénaires, celles-ci ont une croissance très rapide (jusqu'à 50 cm par an), et bien souvent une vie très courte car elles sont détruites régulièrement par les crues ou par des effondrements dans la cavité elle-même.
(SP 15-0250 DIB)
La grotte 3N se situe au sud de l’Iran, sur l’île de Qeshm. Sa longueur de 6 km en fait l’une des plus longues grottes de sel du monde. Dans ce type de cavité, les concrétions se forment, comme pour les carbonates, à partir d’infiltrations d’eau de pluie à travers le massif. Mais la cristallisation s’effectue également à partir su sel contenue dans l’air par brumisation.
La macrophotographie permet de voir les gros cristaux cubiques qui caractérisent le chlorure de sodium (halite).
(SP 15-0220 DIB)
Cette cavité de la Montagne noire recèle des concrétions d’aragonite bleue tout à fait exceptionnelles au niveau mondial. Elle est donc très prisée par les photographes qui viennent parfois de très loin pour quelques clichés.
Leur coloration est due à la présence en proportions importantes d’hydrocarbonate de cuivre. Par mesure de précaution, lorsqu’on s’approche des parois et plafonds très densément concrétionnées, il est recommandé d’enlever le casque pour limiter les risques de casse.
(SP 14-0853 DIB)
La grotte des Grandes Canalettes, près de Villefranche-de-Conflent en France, est une cavité dont une partie est aménagée, mais elle comprend également un vaste secteur protégé accessible aux seuls spéléologues. On peut y voir de nombreuses concrétions, en particulier des aragonites de toute beauté. La couleur jaune de celle-ci est inhabituelle. Bien que constituée également de carbonate de calcium, l'aragonite est beaucoup plus rare que la calcite. Elle se présente en général sous forme de fines aiguilles dont l'assemblage peut donner des bouquets extravagants aux formes éblouissantes. Elle existe également sous une forme coralloïde, plus massive.
(SP 14-0657 DIB)
Porto Rico est une petite île des Caraïbes quipossède quelques grottes de grandes dimensions. La grotte de Sorbeto, située dans les montagnes au nord de l'île, est très richement décorée, avec des plafonds garnis de fistuleuses. De telles stalactites sont formées par l'écoulement goutte à goutte d'une eau chargée en bicarbonate de calcium à l'extrémité d'une fissure. La phase initiale correspond à la constitution de concrétions tubulaires, appelées fistuleuses, constituées par un tube vertical très fin avec un canal par où l'eau s'écoule. C’est le premier stade de la stalactite. Certaines fistuleuses peuvent atteindre une longueur de plusieurs mètres, ce qui les rend d'autant plus fragiles: un souffle peut les faire osciller. Pour mettre en valeur cette pluie de fistuleuses, nous l’avons éclairée presque uniquement avec des flashs en contre jour, ce qui fait ressortir leur transparence.
(SP 14-0379 DIB)
Le gouffre de Cabrespine comprend un réseau important non ouvert au tourisme, avec notamment une magnifique rivière souterraine et une salle couverte de concrétions d'aragonite exceptionnelles.
L’aragonite est une forme cristalline du carbonate de calcium, beaucoup plus rare que la calcite. Elle se présente en général sous la forme de fines aiguilles dont l’assemblage peut former des bouquets extravagants. On ne la trouve que dans peu de cavités en raison de conditions de développement bien spécifiques.
(SP 13-1407 DIB)
Le Parc National de Gunung Mulu, situé dans la partie malaisienne de l'île de Bornéo, est classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis 2000 pour ses cavernes et ses paysages karstiques. Plusieurs expéditions prestigieuses y ont été menées dans les années 1970 par les anglais. Les nombreuses cascades tombant du plafond sont une des caractéristiques des cavités de Bornéo. En effet, le climat étant tropical, les pluies sont quotidiennes et s'infiltrent immédiatement dans les vides de la roche. Cela nous a donné l'occasion de mettre au point une technique permettant de créer cet effet saisissant de "fantôme" : un flash placé en contre-jour derrière le modèle projette son ombre sur le rideau d'eau devant lui.
(SP 13-0478 DIB)
Cette photo a été prise dans le cadre de l'expédition de l'association Explo-Laos en février 2013. La province de Khammouane, située au centre du Laos, présente les caractéristiques d'un karst tropical, avec ses mogotes et de nombreuses cavités de grandes dimensions. Bien souvent, ce sont de vastes galeries qui traversent de part en part la montagne, si bien qu'elles sont fréquemment utilisées par les habitants pour passer facilement d'une vallée à l'autre. Dans ce grand conduit horizontal, on pouvait imaginer que les conditions étaient idéales pour la photo. En fait, le halo lumineux entourant le modèle est dû à un nuage de moucherons. Ceux-ci ont envahi nos oreilles, nez, yeux et bouche, rendant la vie impossible à toute l’équipe qui a dû sortir plus tôt que prévu !
(SP13-0349 DIB)
La grotte de la Xe Ban Faï, avec sa rivière souterraine de 7 km de long et ses dimensions gigantesques (120m de haut et 200m de large) est une cavité impressionnante, surtout lorsqu'on remonte la rivière sur un petit canot. Malgré nos éclairages, nous avions du mal à discerner les parois et le plafond, qui paraissaient bien lointains.
La séance photo a été particulièrement longue : le photographe, perché dans une galerie supérieure dominant la rivière, donnait ses instructions à l'équipe par talkie walkie. Le modèle à bord du petit canot pneumatique devait veiller à ne pas le faire bouger pour éviter un flou sur le cliché. Un deuxième assistant situé sur la rive, a déclenché une grosse ampoule magnésique à usage unique.
(SP 13-0171 DIB)
A notre connaissance, Santa Catalina est la grotte au monde qui compte le plus de concrétions en forme de champignons. Ils se forment dans des gours a priori par agglomération de calcite flottante.
Ici, le modèle fait figure d’une Alice aux pays des merveilles au milieu d’un paysage fantasmagorique. Nous n’aurions pas été étonnés de voir débouler un lapin blanc portant gilet et montre à gousset. Même sous terre, on ne peut pas échapper à ses références culturelles.
(SP 12-0041 DIB)
La cavité d’Eiskogelhöhle s'ouvre à 2400 m d'altitude, dans le massif du Tennengebirge, près de Salzbourg en Autriche. C'est l'une des plus grandes et plus belles grottes glacées d'Europe. La zone glacée se trouve à une profondeur de 300 m. On y trouve des salles entièrement recouvertes de glace, des cascades et des concrétions glacées ainsi qu'une véritable rivière de glace. La progression se fait donc en crampons. La température ambiante est de 0°C, ce qui rend les choses difficiles pour le modèle qui doit rester immobile pendant de longs moments au cours de la séance photo. La couleur bleue de cette immense cathédrale de glace est naturelle et due à l’air qu’elle contient. Le photographe, quant à lui, doit composer avec les accus qui se déchargent rapidement à cause du froid et la condensation sur les objectifs.
(SP 11-0477 DIB)
Big Island, appartenant à l'archipel d'Hawaii, est le plus gros massif volcanique du monde. La lave provient d’un point chaud situé à environ 300 kilomètres de profondeur. C'est sur cette île que se trouvent les tubes de lave les plus importants de la planète.
Les parois de cette galerie dans Kazamura cave portent la marque de la lave qui s'est écoulée. Le flash placé en contre-jour derrière le modèle fait ressortir la brillance et les reflets argentés de la roche basaltique, dont la structure est proche de celle du verre.
(SP 10-0375 DIB)
Cette goutte d’eau, à peine visible au plafond d’une galerie, fait juste un centimètre de diamètre. Sa très petite taille requiert une technique particulière: la macrophotographie. Dans le cas présent, un objectif spécial a été utilisé avec l’ajout de bagues allonges. Une telle photo est très délicate à prendre à main levée, aussi l’appareil photo a été fixé sur un trépied avec un rail pour faire une mise au point très précise. Un seul flash est suffisant et la prise de vue peut donc se faire en équipe très réduite (à deux). En revanche, la mise en œuvre peut s’avérer longue. La couleur bleue, très rare pour une concrétion, est due à certains minéraux qui sont contenus dans la roche (nickel, cuivre, strontium). La macrophotographie a permis de révéler à l’intérieur de la goutte des cristaux en formation qui étaient à peine visibles à l’œil nu.
(SP 10-0077 DIB)
Les TAG (états du Tennessee, Alabama, Georgia) dans le sud-est des Etats Unis comportent une importante zone calcaire comprenant de nombreuses cavités de grandes dimensions.
Stephen's Gap est célèbre pour son magnifique puits d'entrée de 60 mètres qui est éclairé l'été par un rayon de soleil en milieu de journée. De telles photos demandent à être anticipées pour y être à la bonne saison et à la bonne heure et profiter ainsi de conditions optimales. Plusieurs photos ont été prises au fur et à mesure que le rayon de soleil se déplaçait. La liaison avec le modèle se faisait par talkie-walkie.
(SP 09-0599 DIB)
Kazamura Cave est la plus grande cavité dans les laves au monde. L’ensemble du réseau avoisine 60 km de développement et la dénivelée entre l’entrée supérieure et le fond est de 1200 m. De nombreuses ouvertures donnent toutefois sur le réseau, permettant des explorations partielles. Ici, cet effondrement de forme circulaire laisse supposer qu’une bulle de gaz s’était formée sous le plancher constitué par une fine couche de lave. Si la progression est généralement aisée dans les tubes de lave, la roche est abrasive et certaines galeries sont très instables. Il convient donc de se protéger (genouillères et coudières indispensables) et de progresser avec précaution.
(SP 080368 DIB)